Mitch a écrit:
- Ecoute l'intégrale de Django. Ou le maximum d'enregistrements du maître. Et oui, 75 % de ce que les mecs de jazz manouche font c'est du Django copié/collé donc il faut connaître ses classiques et le top c'est que c'est trop bon à écouter !
Je te conseille une écoute chronologique pour bien voir les bases de son style, son évolution, les bouts d'impro que l'on reconnaît ensuite dans ses thèmes, ses phrases, morceaux favoris etc...
- Travaille ta pompe pendant au moins un an. Oui c'est frustrant, les guitaristes et leur ego veulent briller, faire des solos mais tu vas gagner du temps en faisant çà, acquérir un bon tempo, une connaissance des grilles (les accords d'un morceau)
- Pour le solo, apprend deux ou trois solos de Django (Blues MIneur, minor Swing, Nuages).
- Va écouter des musiciens manouches en live, tant que tu n'en auras pas entendu tu ne sauras pas ce qu'est le feeling de cette musique.
si tu veux jouer comme une quiche tu écoutes tout Django.
95% de sa production c'est franchement de la merde.
C'est mal enregistré, c'est comme pour tout le monde, la plupart du temps de bons arpèges montées chromatiques bouts de gammes et touti couanti. les idolâtres du jâââââzzzzzz mââââânouche se pâment mais franchement peu d'honnêteté dans leur propos ou les esgourdes bouchées.
Bref pour le jââââââzzzzzzzz mââââââânouche je préfère encore Guy Béart.
je discutais avec un gars qui connait un peu ce style rétrograde joué par des primates moustachus et il me disait
' tiens l'ot jour j'étions dans la bagnole et j'écoute du jâââââzzzz mââââânouche à la radio. Et en mon fort intérieur je me dis en moi même, putain c'est vraiment de la merde. A la fin du morceau, sur TSF, le gars dit, Django Reinhardt sur je ne sais plus quelle bouse.
enfin bref, le gars il a eu deux trois traits exceptionnels mais franchement si t'as envie de passer une bonne soirée tapes toi plutôt une bonne bière en écoutant bézu dans la danse des canards.
Par contre pour la pompe oui, ça pas de problème. Il faut pomper. Pour bien avaler la technique.
Depuis l’invention du phonographe et du gramophone, le perroquet est devenu un volatile dont le besoin ne se fait plus aucunement sentir
A.Allais