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Festival International du Jazz Nice 1948

comme son nom l'indique

Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar Groucho » 28 Mars 2014 11:58

A peine l'engagement terminé Django et Stéphane coururent d'ailleurs voir Gillespie à Paris :

DjangoStephDizzy.jpg
DjangoStephDizzy.jpg (29.87 Kio) Consulté 997 fois


Vian avait tendance à attaquer au sabre tout ce qui ne lui plaisait pas or on le sait il n'aima pratiquement rien de Nice 48 sauf disait-il Armstrong et ce malgré le témoignage de André Hodeir qui lui affirmait avoir écouté horrifié Armstrong en compagnie de Vian qui était d'après lui dans le même état.
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar Mitch » 28 Mars 2014 12:14

Merci Groucho (enfin Spatzo quoi non ? :D )

L'extrait du bouquin de Grappelli est édifiant !

Pour le reste on sait effectivement les tenants et les aboutissant de la guerre des "figues moisises" contre les "raisins aigres".

Rappelons que Django en arrivant a New york a tout de suite demandé où étaient : "Parker, Dizzy, Monk et Tristano". Malheureusement ils étaient tous en tournée ou absents...

Un jour il arrive au Hot Club de France, en pleine séance d'écoute tandis que les membres présents écoutent "Koko" de Bird. Django écoute et s'exclame :"comment il joue Cherokee le gars !" alors que personne ne bitait rien à la grille...

J'ai rencontré Roger Guérin qui nous a dit texto "Django a pris le be-bop et s'en est fait un cache-col.. il l'a assimilé puis a continué son chemin..pour moi c'est l'égal de Parker, Miles"...

En revanche je ne savais pour ce cachet équivalent à 60 000 €, c'est énorme !! :shock:
Merci de l'info

Les membres du Hot de France sont restés dans la lignée de Panassié, traditionalistes (pour ne pas dire parfois gentiment raciste, ou raciste à l'envers...) . Dernièrement l'un d'(entre eux (célèbre pianiste boggie) a écrit à un ami en lui demandant "pourquoi Django a-t-il tourné le dos au blues""? Vous voyez le genre...

En tout cas merci Groucho pour les infos. Je croyais que cette superbe photo avec Dizzy était prise à Nice car notre duo préféré porte les mêmes vêtements... Je crois que Daidy Davis Boyer (la secrétaire de Charles Delaunay et "nounou" des musiciens) avait une maison dans le sud, en tout cas elle était amie avec Dizzy donc il aurait peut-être pu être dans le coin ? Mais comme tu précises qu'il n'a pas joué à Nice, cela paraît plus logique en effet que la photos soir prise à Paris.

Merci de nous informer et de nous donner envie de se creuser les méninges :)

Et pour finir voici comment sonnait le quintette en 1948, plus tendu et nerveux que jamais, cinglant, dense et concis (et quelle POMPE !!!) :
"[i]Je n'aime pas les animaux préhistoriques partouzeurs de droite... mélanger comme çà sexe et politique.. c'est dégueulasse[/i]"
http://fr.myspace.com/michel.mercier.music
http://www.noomiz.com/hotclubsaintgermain
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar cedric » 28 Mars 2014 12:50

C'est passionnant cette époque

Pour Cherokee j'avais lu je sais plus où, en entendant Parker, "Il joue vite Cherokee le frère !"

Panassié était buté sur ce qui était "moderne" mais c'etait aussi un fan absolu de Georges Benson, qu'il decrivait comme un veritable phénomène.

Quand on lit ses bouquins, écrits donc au milieu du siècle dernier, c'est hallucinant le clivage Noirs / Blancs, c'etait une autre époque.

Je reconnais pas Mezz sur la photo..il passait pour un musicien moyen mais qui a accompagné dans leur carriere tous les grands jazzmen noirs de l'époque.

Son bouquin, meme si il y a des longueurs est passionnant, à lire absolument "la rage de vivre", il passait son temps avec les blacks, ce qui n'était pas du tout courant à l'époque...gros consommateur d'herbe aussi, comme Armstrong, qui fumait jusqu'à la fin de sa vie.
Un jour en tournée avec Panassié, ce dernier avait mal aux dents (de mémoire), dans le bus.
Panassié raconte qu'Armstrong lui a fait fumer un truc étrange et que la fin du voyage en bus s'est passée comme sur des roulettes avec une nuit douce et réparatrice :mrgreen:

Merci pour les docs Goucho
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar Groucho » 28 Mars 2014 13:29

Désolé Mitch mais j'ai l'impression que vous me confondez avec quelqu'un d'autre et tu n'est pas le seul...

Oui je pense que la photo est prise à Paris mais le fait est que le 28 février Django joue à Nice et Gillespie joue à Paris Salle Pleyel.
Ils sont habillés comme dans la photo de l'arrivée Gare de Nice mais ils arrivent de jour et ils repartent le lendemain du concert de nuit sans doute vu la photo) i.e. le 29 ou 1er Mars puisqu'ils ont joué jusqu'à 3 heures du matin le 28 au Négresco.

Nice 48 Django gare départ.png
Nice 48 Django gare départ.png (112.37 Kio) Consulté 983 fois


En fait Gillespie joue en Belgique le 18 à Anvers au Cercle Royal Artistique et le 19 à Bruxelles au Palais des Beaux-Arts puis les 20, 22 et 28 à Pleyel puis il joue au Club des Champs-Élysées, à l'Appolo et enfin à Lyon. C'est donc vraisemblablement à Paris qu'ils se voient mais avant ou après Nice en fait c'est difficile à dire... Il y avait une info qui trainait disant que Dizzy avait enregistré sans son orchestre avec le groupe de Kenny Clarke le 2 mars 1948 à Paris mais ce serait en fait Benny Bailey (d'ailleurs lui même membre de l'orchestre de Gillespie). Est-ce que Gillespie reste quelques jours à Paris ? peut-être puisque d'autres restent.

Oui Cédric c'est vraiment ça, Mezzrow était un grand pôte des blacks pour lesquels il avait une admiration sans bornes ce qui à l'époque était rare
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar Paps » 28 Juil 2017 04:34

Hello
je me replonge en ce moment dans les Jazz Hot de l'époque et j'ai déniché des choses intéressantes qui complètent tout ce qu'a dit Groucho auparavant.

Tout d'abord, voilà la version d'Aimé Barelli qui vient contre balancer la version de Panassié.
"Le festival International de jazz de Nice 1948 étant terminé, je crois nécessaire de faire une mise au point définitive, rappelant les conversation que j'ai eues, deux semaines avant l'ouverture de cette manifestation avec M le maire de Nice, par l'intermédiaire de son fils Alexandre Médecin, au sujet d'une éventuelle participation des musiciens professionnels de jazz.
Un mois environ avant l'ouverture du festival, Hugues Panassié, désigné comme sélectionneur exclusif des orchestres de jazz, avait fait appel pour représenter la France à notre camarade Claude Luter et son orchestre d'amateurs, ainsi qu'à la formation dirigée par Django Reinhardt et Stéphane Grappelly.
Seul Claude Luter avait accepté de participer au festival. Django R et Stephane G étant obligés de terminer un engagement qu'ils avaient signé à l'ABC de Paris.
Ainsi a 15 jours de la compétition internationale qui devait s'ouvrir à Nice avec la participation de grandes vedettes américaines, telles que Louis Armstrong, Barney Bigard etc. le seul représentant de la France se trouverait etre Claude Luter (à remarquer que trois orchestres américains - professionnels etaient invités par Panassié alors qu'un seul orchestre francais - amateur se présenterait à Nice, qui tout de meme est en France!)
Le samedi 7 février a 23h30 je recois aux Ambassadeurs un coup de téléphone de mon ami Alexandre H Médecin qui, ayant déjeuné avec son père arrivant de Nice, avit pris connaissance de la liste des orchestres devant prendre part au Festival International de jazz de Nice.
Surpris de ma non participation (je suis le seul chef d'orchestre de jazz que connaisse mon ami Alexandre H Médecin), il me téléphonait donc apres que son PERE, JEAN MEDECIN? DEPUTE, MAIRE DE NICE, LUI AIT DEMANDE DE ME PROPOSER D ASSISTER AU FESTIVAL DENICE AVEC TOUT MON ORCHESTRE.
A cette proposition, je repondais qu ce serait avec plaisir que j'accepterais l'invitation, si toutefois d'autres orchestres professionnels tels que ceux de Django Reinhardt, Stéphane Grappelly, Hubert Rostaing, André Ekyan, Alix Combelle, Jack Diéval etc. étaient invités en meme temps que moi-meme pour participer au festival, soit avec leurs formations respectives soit au sein d'un orchestre unique spécialement constitué pour cette manifestation avec les neuf ou dix meilleurs solistes de France (d'apres le référendum effectue quelques jours auparavant aupres des amateurs francais de jazz).
Des le dimanche, nous nous mettons a la tache, Alexandre H Médecin et moi meme pour contacter individuellement les quelques vedettes désignées ci-dessus.
Notre premiere visite fut à l'ABC pour Django Reinhardt et Stéphane Grappelly, qui nous déclarerent avoir été sollicités par Hugues Panassié quelques semaines auparavant et avoir décliné l'offre qui leur était faite, du fait de leur engagement à l'ABC jusqu'au 28 février.
Nous leur proposons de les faire remplacer et de demander au nom de la ville de Nice à la direction de l'ABC de les autoriser à quitter Paris le 25 février ou le 26 au plus tard pour participer à la dernière journée du festival et à la grande nuit de Nice dans les salons de l'Hotel Negresco le 28 février au soir.
Nous emportons leur accord de principe et LEUR DECLARONS QUE SANS EUX NOUS N IRIONS PAS A NICE.
Par la suite, durant cette meme apres midi, ainsi que toute la nuit, sont contactés par moi meme ou Alexandre H Médecin: Hubert Rostaing, qui se dégagera d'engagements antérieurs pour se joindre à nous; André Ekyan qui se libérera également d'une retransmission en direct de la Radio francaise; Jack Dieval qui accepte aussi malgré ses contrats; enfin Alix Combelle que nous essayons de joindre téléphoniquement.
L'affaire est en bonne voie et nous fixons d'un commun accord une réunion générale pour le lendemain, lundi 9 à 19h, aux Ambassadeurs, réunion à laquelle assistent Django Reinhardt, Stéphane Grappelly, Hubert Rostaing, Jack Dieval, André Ekyan, Alexandre H Médecin et moi meme.
Apres un bref echange de vues, nous decidons de partir en formation unique et NOUS PRENONS L ENGAGEMENT MUTUEL DE NE PAS ALLER A NICE LES UNS SANS LES AUTRES.
"OU TOUS OU PERSONNE" telle est la conclusion de cette entrevue, et nous demandons a Mr Alexandre H Medecin de transmettre le soir meme a son père à Nice notre décision.
Après le coup de téléphone de son fils, le maire de Nice appelle au téléphone le lendemain M Panassié à Montauban et lui demande de nous contacter: M. Panassié déclare alors ne vouloir entrer en relation qu'avec Grappelly, qui est à sa connaissance, en dehors de Claude Luter, le seul vrai musicien de jazz francais et que d'ailleurs, le festival n'a plus de crédits ****** Credits qui reapparaissent subitement pour l'engagement du quintette par la suite*****
M. Jean Médecin, maire de Nice, lui précise cependant qu'il désire avoir les huit musiciens dont il venait de lui donner les noms et, apres acquiescement de M Panassié, il le remercie et le fait encore remercier par son fils, lorsque le sélectionneur eut donné son premier coup de téléphone à Stéphane Grappelly.
A ce moment, tout parait réglé: un orchestre américain fait défaut et un orchestre francais peut le remplacer (retransmission et galas durant tout le festival): cet orchestre doit etre le fameux All Stars francais dont j'ai déjà donné la composition.
Coup de théatre: deux jours se passent et nous apprenons que M Panassié envoie un contrat à Stéphane Grappelly pour l'engager ainsi que Django Reinhardt et le Quintette du Hot Club de France. M. Alexandre H Médecin téléphone immédiatement à son père pour qu'avant son départ de Nice celui-ci voie M Panassié; absent de la Cote d'Azur, M le maire ne peut joindre que M Castel, président du comité des fetes, des arts et des sports de la ville de Nice: celui-ci lui apprend que le contrat est parti et qu'il lui est impossible de rien changer aux directives de M Panassié.
Quelques jours après, le lundi 16, le contrat parvient à Grappelly et Reinhardt qui le signent. On connait la suite. Ils participèrent avec leur Quintette au festival.
En résumé, j'avais personnellement été invité par le maire de Nice à assister au festival de jazz avec mon orchestre pour assurer tout le succès désirable à cette manifestation qui se déroulait sur le sol de France. J'ai tenu à contacter les musiciens les plus représentatifs du jazz francais, d'après le référendum. Le résultat de ma démarche fut que certains de ceux que je suis allé trouver avec M Alexandre H Médecin furent engagés par M Panassié, bénéficiant du coup de téléphone de M le maire de Nice, qui m'avait proposé PERSONNELLEMENT et DIRECTEMENT d'aller assister SEUL avec mon orchestre au festival.
Après tous les bruits qui ont couru au sujet de l'action que nous avons menée avec M. Alexandre H Médecin pour faire participer au Festival les musiciens les plus représentatifs du Jaz francais, il était indispensable qu'un résumé chronologique de nos démarches soit fait.
Aucune équivoque ne peut donc subsister et les amateurs de jazz sauront comment à l'origine, aucun orchestre professionnel ne devait aller sur la Cote d'Azur et pourquoi par la suite ce fut le Quintette du Hot Club de France qui, seul, a représenté le Jazz professionnel francais, alors que cette formation avait refusé précedemment de se déplacer.
Je pense qu'ainsi toute la lumière est faite sur l'organisation du festival international de jazz de Nice 1948.
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar Paps » 28 Juil 2017 04:51

Une autre anecdote que l'on peut lire à propos du festival:
"Aux Lorientais de Claude Luter, le Festival a finalement coute 34.000 francs. Bien entendu ils jouaient gratuitement et devaient en principe être défrayés de tout. Mais à l'hotel Westminster le beurre du petit déjeuner était, par exemple, compté en supplément. Aussi on leur présenta à l'issue du Festival l'addition salée que je rappelle ci dessus. M Castel (responsable du comité des fetes, des arts...) refusa de payer. Joli geste de la part d'un homme qui donna 200.000 francs (60.000euros selon Groucho) à Django et Grappelly pour leur minable exhibition"

Dans la meme revue, Boris Vian fait le bilan du festival. Il déplore que le Festival ait choisi de ne faire appel qu'à un sélectionneur, M Panassié, qui a un penchant pour un certain type et qui n'a donc choisi que des orchestres rentrant dans ce "moule": des petites formations présentant un jazz peu ou pas arrangé, ce qui "engendra une certain monotonie pendant les concerts de Nice". Vian n'a pas aimé l'orchestre de Mezz Mezzrow (à part Baby Dodds a la batterie et James Archey au trombone). L'orchestre de Louis Armstrong était le seul qui méritait sa place. Au niveau orchestres européens, il y avait l'orchestre de Jean Leclère, soit disant bebop mais de qualité tres moyenne, l'orchestre de Derek Neville qui parut froids, un orchestre suisse franchement mauvais et Claude Luter "qui ne pouvait que souffrir d'une organisation qui lui donnait la lourde responsabilité de representer seul les musiciens francais."
Et enfin LE MEILLEUR POUR LA FIN
"De Django et Grappelly, ne disons rien cela vaut mieux, vu la facon dont ils ont joué"


Et bim!

A la lecture de ces anecdotes où on sent pointer de l'amertume, un peu de rancune, je me demande si les mauvaises critiques adressées à la prestation de Django et Grappelly ne sont pas liées à ces histoires plutot qu'a la qualité de leur jeu?
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar Montypy » 28 Juil 2017 10:14

Groucho a écrit:Désolé Mitch mais j'ai l'impression que vous me confondez avec quelqu'un d'autre et tu n'est pas le seul...

Donc tu n'es pas Spatzo.
(A peu près tout le forum est persuadé que tu es Spatzo, sauf mézigue).
Le meilleur ami de Taz c'est...Django !
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar pascal.ch » 04 Août 2017 02:31

Le passage ou Django se sert de la guitare électrique de Cavalli c'est le Pierre Cavalli de Lausanne ?
On parle d'un guitariste qui jouait aussi bien que Django " j'ai des doutes " dans un bouquin sur Django est-ce de Cavalli dont il est question ?
Bon il a enregistrer avec Grappelli mais aussi bon que Django ????
merci pour les éventuelles réponses
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar Groucho » 07 Août 2017 12:17

Oui c'est Pierre Cavalli de Lausanne quant à dire qu'il était aussi bon que Django c'est "Insensé" :



mais joli coup de patte quand même
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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar Groucho » 08 Août 2017 11:02

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Re: Festival International du Jazz Nice 1948

Messagepar pascal.ch » 08 Août 2017 13:51

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Image



Everest Records Archive Of Folk & Jazz Music ‎– FS311


Tracklisting
A1 Django 4:55
A2 Nuages 4:25
A3 Alabamy Bound 3:30
A4 You'd Better Go Now 2:51
A5 Le Tien 3:19
A6 Like Someone In Love 3:32
B1 Minor Swing 4:05
B2 Daphne 3:19
B3 Soft Winds 3:38
B4 Makin' Whoopee 3:29
B5 How About You 3:36
B6 Pent Up House 3:30
Crédits
Bass – Guy Pedersen
Drums – Daniel Humair
Guitar – Leo Petit*, Claude Cavalli*
Violin – Stephane Grappelli*

Recorded in Paris March 7-9, 1972.

Guitarist Pierre Cavalli is miscredited as Claude Cavalli an the back cover
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